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Forteresse de la Bastille à Paris en 1450 / Reconstitution 3D
Forteresse de la Bastille à Paris en 1450 / Reconstitution 3D
Forteresse de la Bastille à Paris en 1450 / Reconstitution 3D
La Bastille ou Bastille Saint-Antoine (anciennement fort et bastide Saint Anthoine lez Paris : forteresse élevée à l'emplacement du débouché de la rue Saint-Antoine...
La Bastille en 1420
Vue de l’hôtel de Saint-Paul et du quartier de l’Arsenal  / 15e siècle
Plan de Turgot / Plan de Paris / 18ème siècle / Planche 6 du plan de Turgot de Paris
Combats sous les murs de la Bastille
"La duchesse de Montpensier fait tirer sur l'armée royale les canons de la Bastille" / Histoire de France / Temps modernes
Forteresse de la Bastille à Paris en 1550 / Reconstitution 3D
Desmoulins appellant à la Prise de la Bastille
Camille Desmoulins au Palais-Royal
Le peuple s'empare des armes aux invalides, 14 juillet 1789 / Lallemand
Récit mémorable du siège de la Bastille
Prise de la Bastille le 14 Juillet 1789 / Reconstitution 3D
La Prise de la Bastille le 14 juillet 1789
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14 juillet 1789 -
La prise de la Bastille le 14 juillet 1789 marque le début symbolique de la Révolution Française.

Le siège et la reddition de la forteresse royale s'inscrivent dans une période de vide gouvernemental, de crise économique et de tensions politiques à la faveur de la réunion des États Généraux et de leur proclamation par le Tiers en Assemblée constituante. L'agitation du peuple parisien est à son comble à la suite du renvoi de Necker (11 juillet 1789) et du fait de la présence de troupes mercenaires aux abords de la ville.

Si son importance est relative sur le plan militaire, l'événement est sans précédent par ses répercussions, par ses implications politiques et son retentissement symbolique. La forteresse était défendue par une centaine d’hommes qui firent près de cent morts parmi les assiégeants. Il y en eut six parmi les assiégés, dont le gouverneur de Launay.

Si la reddition de la Bastille fit l’effet d’un séisme, en France comme en Europe, jusqu'en Russie impériale, ce fut surtout parce qu’elle incarnait l’arbitraire et l’absolutisme monarchique français depuis plusieurs siècles.

En effet, la Bastille ou Bastille Saint-Antoine (anciennement fort et bastide Saint Anthoine lez Paris : forteresse élevée à l'emplacement du débouché de la rue Saint-Antoine sur l’actuelle place de la Bastille à Paris) fut construite durant le règne de Charles V, de 1370 à 1383, et fut établie sous la direction du prévôt de Paris Hugues Aubriot qui posa la première pierre le 22 avril 1370, sur le modèle à quatre tours courant à l’époque. Les autres tours furent ajoutées ultérieurement.

Cette citadelle militaire (en 1652, la Grande Mademoiselle utilisa ses canons pour protéger la retraite de Condé dans Paris) devint prison d'État sous Louis XIII. Elle pouvait recevoir 42 prisonniers, logés séparément et fort bien traités. Parmi les plus célèbres pensionnaires de la Bastille, on citera : Bassompierre, Nicolas Fouquet, la marquise de Brinvilliers, Lally-Tollendal, Voltaire, Latude ou encore le Marquis de Sade. Les détenus y étaient envoyés sur lettre de cachet, ceci afin de protéger leur honneur ; mais, de ce fait, la Bastille devint symbole de l'arbitraire royal.

Lors de la prise de la Bastille, seuls sept prisonniers se trouvaient encore emprisonnés :

Auguste-Claude Tavernier qui avait tenté d'assassiner Louis XV lors des chasses en forêt de Sénart et qui était enfermé depuis le 4 août 1759, soit depuis 30 ans.
Le comte Jacques-François Xavier de Whyte de Malleville, atteint de folie et enfermé à la demande de sa famille.
Le comte de Soulages emprisonné depuis 1767 à la demande de son père pour des « actes monstrueux » (probablement inceste).
Quatre faux monnayeurs : Jean Lacorrège, Jean Béchade, Jean-Antoine Pujade, Bernard Larroche.

Les faux monnayeurs disparurent dans la foule dès leur libération. Les trois autres furent portés en triomphe dans les rues. Les deux premiers furent de nouveau incarcérés dès le lendemain à l'hospice de Charenton. Le comte de Soulages regagna son pays près d'Albi où il décéda vers 1825.